Cumul emploi-retraite médecin, mode d'emploi : ce qui change en 2027

Mis à jour : février 2026 | Temps de lecture : 8 min | Thème : Retraite du médecin libéral

Pourquoi ce sujet est crucial pour les médecins

Plus de 13 500 médecins libéraux étaient en situation de cumul emploi-retraite au 1er janvier 2025 — soit 11 % des praticiens en activité et 15 % des médecins retraités. Ce chiffre est en hausse de plus de 7 % par rapport à 2023. La question n'est donc plus marginale : elle touche aujourd'hui une large partie de la profession, et les règles qui l'encadrent évoluent rapidement.

Pourtant, les règles du cumul emploi-retraite pour les médecins libéraux restent complexes, souvent mal comprises, et en pleine mutation jusqu'en 2027-2028. Une mauvaise décision peut coûter des milliers d'euros de pension. Ce guide vous donne toutes les clés pour comprendre, anticiper… et optimiser votre situation.

Vous êtes médecin et vous approchez de la retraite ?

Qu'est-ce que le cumul emploi-retraite pour un médecin libéral ?

Le cumul emploi-retraite (CER) permet à un médecin retraité de continuer ou reprendre une activité libérale tout en percevant sa pension de retraite. Ce dispositif, libéralisé en 2009, répond à plusieurs objectifs :

  • Compléter ses revenus de retraite

  • Assurer une transmission progressive de sa patientèle

  • Contribuer à la lutte contre les déserts médicaux

  • Exercer à son rythme, avec plus de souplesse

Il existe deux formes de cumul : le cumul intégral (sans plafond de revenus, sous conditions), et le cumul partiel (revenus plafonnés au PASS, soit 47 100 € en 2025).

Cumul emploi-retraite médecin :
intégral ou partiel ?

Les 2 conditions à réunir simultanément pour cumuler sans plafond

🎂

Condition 1 — Avoir atteint l'âge légal de départ

L'âge légal progresse jusqu'à 64 ans pour la génération 1968 et suivantes, en application de la réforme de 2023.

64 ans — génération 1968+

Condition 2 — Avoir liquidé TOUS ses régimes obligatoires

CNAVPL, CARMF (base + complémentaire + ASV), mais aussi CNAV, IRCANTEC, CNRACL si activité passée salariée ou hospitalière.

Zéro régime oublié
Résultat selon les conditions remplies
🟢

Cumul INTÉGRAL

Les deux conditions sont remplies. Pension + revenus libéraux cumulés sans aucun plafond.

Aucun plafond de revenus
🔴

Cumul PARTIEL

Une condition manque (souvent : un régime non liquidé). Vos revenus libéraux sont plafonnés.

Plafond : 1 PASS ≈ 48 060 €/an
⚠️
Cas à risque : médecins ayant exercé à l'hôpital (IRCANTEC), en secteur public (CNRACL) ou à l'étranger. L'oubli d'un seul régime suffit à basculer en cumul partiel — et à dépasser le plafond à votre insu.
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Analyse personnalisée → prismo-retraite.fr

Les conditions pour bénéficier du cumul emploi-retraite intégral

Pour accéder au cumul intégral (le plus avantageux) le médecin doit remplir simultanément les deux conditions suivantes :

1. Avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite

Depuis la réforme des retraites de 2023, cet âge recule progressivement pour atteindre 64 ans à partir de la génération 1968.

2. Avoir liquidé l'ensemble de ses retraites obligatoires

C'est le point le plus souvent négligé. Le médecin doit avoir liquidé tous ses régimes : CNAVPL (régime de base), CARMF (complémentaire et ASV), mais aussi tout régime lié à une activité passée (CNAV pour le salariat, IRCANTEC pour l'activité hospitalière, CNRACL pour les fonctionnaires, etc.). Une liquidation incomplète fait basculer dans le cumul partiel, avec plafonnement des revenus.

⚠️ Cas particuliers à surveiller : médecins ayant exercé à l'hôpital, anciens salariés, médecins ayant travaillé à l'étranger ou dans les DOM-TOM. La complexité est accrue dans ces situations : un accompagnement spécialisé est indispensable.

En cas de cumul partiel, les revenus libéraux sont plafonnés à 1 PASS par an (47 100 € en 2025). Au-delà, la pension est suspendue jusqu'à régularisation.

Cotisations et droits : ce que vous payez, ce que vous obtenez

Cumul emploi-retraite :
ce que vous cotisez, ce que vous gagnez

Le bilan cotisations / droits pour un médecin libéral en cumul emploi-retraite

10,2 % Taux cotisation CARMF complémentaire 2025 sur revenus plafonnés
~2 400 € Max annuel de la 2e pension de base (5 % du PASS — règles actuelles)
+15,7 % Hausse des cotisations CARMF complémentaires en 2026 (LFSS 2024)
💳 Ce que vous payez
🏛️
CNAVPL — Régime de baseSur revenus N-2, plafonné à 235 500 €Obligatoire
📊
CARMF — Complémentaire10,2 % sur revenus plafonnés à 164 850 €Obligatoire
🩺
ASV — Secteur conventionnéCotisation tripartite (médecin / CPAM / patient)Si conventionné
📋
URSSAF — Charges socialesMaladie, allocations familiales, CSG-CRDSIdentique à l'activité
🎁 Ce que vous gagnez
💰
Pension de retraite verséeIntégrale (règles actuelles) ou réduite selon revenus (règles 2027)Principal revenu
📈
2e pension régime de basePlafonnée à 5 % du PASS actuellement. Sans plafond à 67 ans à partir de 2027.Droits acquis
🆕
Nouveaux droits CARMF compl.À partir de 2027 : droits ouverts (sous validation État). Premières liquidations en 2028.Nouveauté 2027
🤝
Revenus libérauxCumulés avec la pension, selon les règles de plafonnement applicablesComplément direct
🚫
Ce que vous perdez en cumulant : la couverture invalidité-décès CARMF n'est plus active en période de cumul emploi-retraite. Pensez à vérifier votre couverture prévoyance privée pour pallier cette perte de protection.
Point clé : jusqu'en 2026, les cotisations au régime complémentaire CARMF versées en cumul sont entièrement à fonds perdus. À partir de 2027, elles ouvriront des droits pour la première fois — ce qui change l'équation financière du cumul sur le long terme.
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Ce que vous continuez à cotiser

En cumul emploi-retraite, l'affiliation à la CARMF reste obligatoire pour toute activité libérale. Concrètement, vous cotisez :

  • Au régime de base (CNAVPL) — sur les revenus nets N-2, dans la limite de 235 500 €

  • Au régime complémentaire CARMF (taux de 10,2 % en 2025, sur revenus dans la limite de 164 850 €)

  • À l'ASV (Allocation Supplémentaire Vieillesse) si vous exercez en secteur conventionné

  • Aux cotisations URSSAF (maladie, allocations familiales, CSG-CRDS) — identiques à celles en activité

En revanche, plus de cotisation invalidité-décès en cumul. Vous perdez aussi la couverture de ce régime.

Les droits acquis : une deuxième pension possible

Les cotisations versées au régime de base CARMF en cumul ouvrent droit à une seconde liquidation de pension. Ces droits sont cependant plafonnés à 5 % du PASS, soit environ 2 355 € bruts annuels maximum en 2025. La demande peut être formulée à tout moment à l'arrêt de l'activité.

L'exonération 2025 : ce qu'il faut savoir

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 a introduit une exonération temporaire des cotisations d'assurance vieillesse pour certains médecins en cumul. Mais cette mesure est très encadrée :

  • Réservée aux médecins exerçant en ZIP (Zones d'Intervention Prioritaires définies par l'ARS)

  • Applicable uniquement sur les revenus perçus en 2025

  • Plafonnée à 70 000 € de revenus annuels

  • Réservée aux médecins ayant liquidé leurs retraites obligatoires avant le 1er avril 2025

  • Les bénéficiaires ne peuvent pas s'ouvrir de nouveaux droits à une seconde pension au titre du régime de base

Cette mesure ne concerne donc pas l'ensemble des médecins en cumul. Si vous n'exercez pas en ZIP ou si vous avez liquidé après la date limite, vous restez soumis au régime standard de cotisations.

Ce qui change à partir du 1er janvier 2027 : une réforme qui durcit les règles

La LFSS 2026 (article 102, loi promulguée le 31 décembre 2025) réforme en profondeur le cumul emploi-retraite pour les médecins dont la première pension prend effet à compter du 1er janvier 2027. Les médecins déjà en cumul, ou qui liquident avant le 31 décembre 2026, restent soumis aux règles actuelles.

⚠️ Attention : contrairement à ce que certains titres de presse ont pu laisser entendre, cette réforme ne supprime pas le plafonnement. Elle le durcit significativement avant 67 ans, et ne libéralise réellement le cumul qu'à partir de 67 ans.

La nouvelle architecture en trois tranches d'âge

Réforme 2027 : les 3 tranches d'âge
du nouveau cumul emploi-retraite

Applicable aux pensions liquidées à partir du 1er janvier 2027 (LFSS 2026)

< 64 ansDépart anticipé
64 – 67 ansCumul contraint
67 ans +Cumul libéral
< 64ans

Départ anticipé

Toute reprise d'activité entraîne une réduction de pension dès le 1er euro de revenu perçu. Le cumul devient économiquement très défavorable.

🚫 Très défavorable
64–67ans

Cumul avec abattement

La pension est réduite de 50 % des revenus dépassant ~7 000 €/an. Aucun nouveau droit à pension acquis sur cette période.

⚠️ Partiel
67+ans

Cumul intégral sans limite

Aucun plafond de revenus. Nouveaux droits à pension sans limitation — suppression du plafond de 5 % du PASS sur la seconde pension.

✅ Intégral
Bonne nouvelle CARMF : à partir de 2027, les cotisations au régime complémentaire versées en cumul ouvriront des droits supplémentaires — une avancée inédite, sous réserve de validation gouvernementale.
⚠️
Ces règles ne s'appliquent qu'aux liquidations à partir du 1er janvier 2027. Si vous liquidez avant le 31 décembre 2026, les règles actuelles — plus favorables entre 64 et 67 ans — continuent de s'appliquer.
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Avant l'âge légal de départ (entre 62 et 64 ans) : tout revenu d'activité entraîne une minoration de la pension dès le premier euro. Ce dispositif traduit une volonté claire des pouvoirs publics : dissuader les liquidations anticipées et orienter vers la retraite progressive.

Entre l'âge légal (64 ans) et 67 ans : le cumul reste possible, mais la pension est réduite à due concurrence de la moitié du dépassement d'un seuil fixé par décret (estimé autour de 7 000 € par an). Pas de constitution de nouveaux droits à pension sur cette période.

À partir de 67 ans : les contraintes disparaissent. Le cumul redevient intégral, sans plafond de revenus, avec possibilité de constituer une seconde pension sans limitation.

Une fenêtre stratégique : liquider avant le 31 décembre 2026

Si vous envisagez de cumuler votre pension avec des revenus d'activité et que vous pouvez liquider votre retraite avant le 31 décembre 2026, les règles actuelles — plus avantageuses — continueront de s'appliquer. C'est une décision potentiellement très structurante : elle mérite une simulation chiffrée personnalisée, car anticiper la liquidation a aussi un coût (pension potentiellement inférieure si la décision n'est pas optimisée).

La bonne nouvelle parallèle : de nouveaux droits au régime complémentaire CARMF

En parallèle du durcissement législatif, le Conseil d'administration de la CARMF a voté le principe de l'attribution de nouveaux droits dans le régime complémentaire pour les médecins en cumul. Les médecins en cumul pourront acquérir des points de retraite à partir de 2027 et les premières liquidations seront possibles dès 2028, sous réserve de la validation du projet par l'État.

C'est une avancée réelle : jusqu'ici, les cotisations au régime complémentaire versées en cumul étaient intégralement à fonds perdus. Mais les conditions d'attribution restent ajustables chaque année par le CA de la CARMF selon la situation démographique du régime — la prudence s'impose dans les projections.

Une réforme de l'assiette qui alourdit aussi les cotisations

L'article 18 de la LFSS 2024 a profondément remanié l'assiette des cotisations sociales des travailleurs indépendants, avec des effets concrets dès 2026. Les cotisations complémentaire CARMF ont notamment augmenté de +15,7 % en 2026. Cela change significativement les projections pour les médecins qui planifient leur cumul à moyen terme.

Cumul emploi-retraite et activité salariée : les règles particulières

Un médecin peut cumuler sa retraite avec une activité libérale ET une activité salariée (vacations hospitalières, établissements privés…). Dans ce cas :

  • Pour une activité salariée chez le même employeur qu'avant la retraite, il est nécessaire de rompre le contrat puis d'en signer un nouveau

  • La constitution de droits nouveaux au régime de base nécessite un délai de carence de 6 mois à compter de la liquidation

  • L'IRCANTEC (activité hospitalière) génère des droits en cumul depuis le 1er septembre 2024

  • L'AGIRC-ARRCO (salariat privé) ouvre des droits en cumul, limités à 1 PASS par an

Les pièges à éviter absolument

Les 5 pièges à éviter absolument
en cumul emploi-retraite

Les erreurs les plus fréquentes chez les médecins libéraux — et comment les éviter

1
🔓

Partir sans avoir liquidé tous ses régimes

L'oubli d'un seul régime (IRCANTEC d'une activité hospitalière passée, CNRACL, CNAV…) fait basculer en cumul partiel et plafonne vos revenus libéraux à 48 060 €/an.

✅ Vérifier l'exhaustivité de ses régimes avant liquidation
2
💸

Sous-estimer l'impact fiscal

Pension + revenus libéraux s'additionnent dans votre revenu imposable. La tranche marginale peut bondir. Le choix du statut juridique (micro-BNC, 2035) change tout.

✅ Simuler la pression fiscale combinée avant de décider
3

Mal choisir le moment de liquidation

Le mois et l'année de liquidation ont un impact direct sur la pension. Un décalage de quelques mois peut valoir plusieurs centaines d'euros annuels supplémentaires grâce à la surcote.

✅ Simuler différents scenarii de timing avant de liquider
4
🏥

Ignorer l'option du salariat après la retraite

Dans certaines situations, exercer en tant que salarié (vacations) après la retraite peut être plus avantageux : cotisations partagées 50/50 avec l'employeur.

✅ Comparer libéral vs salariat selon votre niveau de revenus
5
📅

Rater la fenêtre de liquidation avant fin 2026

La réforme LFSS 2026 durcit les règles pour les 64–67 ans à partir du 1er janvier 2027. Liquider avant le 31/12/2026 peut être très avantageux si vous êtes dans cette tranche d'âge.

✅ Analyser si une liquidation anticipée est rentable pour vous

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1. Partir en retraite sans avoir liquidé tous ses régimes C'est l'erreur la plus fréquente. Elle vous fait basculer dans le cumul partiel et plafonner vos revenus libéraux à moins de 47 000 € par an.

2. Sous-estimer l'impact fiscal Retraite et revenus libéraux sont cumulés dans le calcul de l'impôt sur le revenu. La pression fiscale peut s'avérer significative au-delà d'un certain seuil.

3. Ne pas comparer cumul libéral et salariat Dans certaines situations, passer sous statut salarié après la retraite peut être plus avantageux (partage des cotisations 50/50 salarié/employeur). Cette option mérite une simulation chiffrée.

4. Ignorer les fenêtres d'opportunité Le timing de liquidation (mois, année) peut avoir un impact direct sur le montant de vos pensions. Un décalage de quelques mois peut valoir plusieurs centaines d'euros annuels supplémentaires.

5. Ne pas anticiper la fenêtre de liquidation avant le 31 décembre 2026 La réforme LFSS 2026 durcit considérablement les règles pour les médecins liquidant à partir du 1er janvier 2027. Si vous avez entre 64 et 67 ans et envisagez de cumuler, liquider avant fin 2026 peut représenter un avantage financier important. À l'inverse, si vous visez une activité longue après 67 ans, les nouvelles règles vous seront favorables. Seule une simulation personnalisée permet de trancher.

Stratégies d'optimisation du cumul emploi-retraite

Plusieurs leviers permettent d'optimiser sa situation de cumulard :

Rachat de trimestres avant la liquidation : pour partir à taux plein le plus tôt possible et maximiser le montant de la pension de base.

Choix du moment de liquidation : différer la liquidation peut générer une surcote (majoration de la pension), dont le gain peut dépasser le coût d'une année sans pension.

Choix du statut juridique : micro-BNC, déclaration contrôlée (2035), ou statut salarié — chaque option a ses avantages selon votre niveau de revenus et votre situation personnelle.

Modulation des cotisations provisionnelles : depuis les réformes récentes, il est possible de moduler ses cotisations provisionnelles à la baisse pour améliorer la trésorerie en phase de cumul.

Arbitrage activité libérale / activité salariée : une activité mixte peut permettre de réduire la charge globale de cotisations tout en maintenant des droits dans plusieurs régimes.

Tableau comparatif : règles actuelles vs règles 2027

Règles actuelles (liquidation avant le 31/12/2026), vs Nouvelles règles LFSS 2026 (liquidation à partir du 1/01/2027)

Cumul emploi-retraite :
avant et après la réforme 2027

Ce qui change concrètement pour les liquidations à partir du 1er janvier 2027

Règles actuellesLiquidation ≤ 31/12/2026
💰
Plafond revenus (64–67 ans)1 PASS — 48 060 €/anPlafond fixe
🎯
Cumul intégral dès64 ans + tous régimes liquidésAccessible à 64 ans
📈
2e pension régime de basePlafonnée à 5 % du PASS (~2 400 €/an)Plafond 5 % PASS
🏦
Cotisations compl. CARMFÀ fonds perdus — aucun droit crééPerte sèche
⏱️
Délai carence même employeur6 mois obligatoiresDélai imposé
Nouvelles règlesLiquidation ≥ 01/01/2027
💰
Plafond revenus (64–67 ans)Réduction pension = 50 % des revenus > ~7 000 €/anPlus restrictif
🎯
Cumul intégral dès67 ans seulementReculé à 67 ans
📈
2e pension régime de baseSans plafond à 67 ans+ (suppression des 5 % PASS)Suppression plafond
🏦
Cotisations compl. CARMFNouveaux droits créés à partir de 2027Nouveauté positive
⏱️
Délai carence même employeurSuppriméFlexibilité accrue
📉

Moins favorable entre 64 et 67 ans

La pension peut être réduite dès que les revenus dépassent le seuil annuel.

🚀

Très favorable à partir de 67 ans

Cumul intégral, 2e pension sans plafond, nouveaux droits CARMF acquis.

🗓️

Fenêtre stratégique fin 2026

Liquider avant le 31/12/2026 pour garder les règles actuelles si vous avez entre 64 et 67 ans.

⚠️
Le choix de la date de liquidation est désormais un levier financier majeur. Quelques mois peuvent changer significativement vos revenus nets de retraite. Une simulation personnalisée s'impose.
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FAQ : les questions les plus fréquentes

Puis-je cumuler ma retraite CARMF avec une activité en établissement de santé privé ? Oui, mais des règles spécifiques s'appliquent selon le statut (salarié ou libéral) et le régime de retraite concerné.

Suis-je obligé de prévenir l'Ordre des médecins ? Oui. Vous devez informer votre Conseil départemental de l'Ordre de votre demande de retraite avec maintien d'activité.

Dois-je maintenir mon assurance RCP en cumul ? Absolument. Votre assurance responsabilité civile professionnelle doit rester active tant que vous exercez.

Est-il trop tard pour optimiser si j'ai déjà liquidé ma retraite ? Non. Des leviers d'optimisation existent même après la liquidation : choix de l'activité, statut, modulation des cotisations, préparation de la deuxième liquidation.

La réforme LFSS 2026 me concerne-t-elle si je pars à la retraite en 2026 ? Non. Les nouvelles règles ne s'appliquent qu'aux médecins dont la première pension prend effet à compter du 1er janvier 2027. Si vous liquidez avant le 31 décembre 2026, vous restez soumis aux règles actuelles, plus avantageuses pour les moins de 67 ans.

La réforme 2027 est-elle favorable ou défavorable ? Les deux, selon votre âge. Elle est défavorable pour les médecins qui cumulent entre 64 et 67 ans (réduction de pension possible), et favorable pour ceux qui attendent 67 ans (cumul intégral sans plafond et sans limitation des droits acquis).

Cas pratiques : un dispositif en profonde mutation, qui demande une stratégie personnalisée

Cumul emploi-retraite médecin :
4 cas pratiques décryptés

4 profils réels pour comprendre les règles, les pièges et les bonnes décisions à prendre

1
Cas favorable

Dr Martine, 64 ans — carrière 100 % libérale

Médecin généraliste, jamais salariée, souhaite continuer à exercer partiellement après la retraite

📅64 ans, génération 1960 🏥Régimes : CNAVPL + CARMF uniquement 💶Revenus libéraux envisagés : 60 000 €/an
📋 Situation
  • Âge légal atteint ✅
  • Carrière entièrement libérale
  • 2 régimes seulement : CNAVPL + CARMF
  • Liquidation complète possible dès 64 ans
⚠️ Point de vigilance
  • Liquider avant le 31/12/2026 = règles actuelles avantageuses
  • Attendre 2027 = réduction pension si revenus > 7 000 €/an
  • Revenus de 60 000 € → fortement impactés par les nouvelles règles
✅ Verdict
  • Cumul intégral accessible facilement
  • Intérêt fort à liquider avant fin 2026
  • Aucun piège structurel sur les régimes
💡
Recommandation Prismo

Avec une carrière 100 % libérale, le dossier est simple — mais la date de liquidation est critique. Liquider avant le 31 décembre 2026 permet de conserver le cumul intégral sans abattement, même avec 60 000 € de revenus libéraux. Chaque mois de retard après janvier 2027 coûte une réduction de pension significative. Une simulation du timing s'impose en priorité.

2
Cas piège

Dr Bernard, 65 ans — ex-hospitalier, IRCANTEC oublié

10 ans à l'hôpital public avant de s'installer en libéral, a liquidé CNAVPL et CARMF mais pas l'IRCANTEC

🚨Cumul partiel à son insu 🔧Situation corrigeable
📋 Situation
  • 10 ans d'activité hospitalière → droits IRCANTEC accumulés
  • A liquidé CNAVPL et CARMF
  • IRCANTEC non liquidé : oublié car "petite retraite"
  • Pense être en cumul intégral
🚨 Le piège
  • L'IRCANTEC non liquidé = cumul partiel automatique
  • Plafond de revenus libéraux : 48 060 €/an
  • S'il dépasse sans le savoir → remboursement de pension exigé
  • Peut durer des années sans être détecté
🔧 Solution
  • Liquider l'IRCANTEC immédiatement
  • Basculement en cumul intégral dès liquidation
  • Vérifier l'absence de trop-perçu à rembourser
🚨
Recommandation Prismo

Ce cas est plus fréquent qu'on ne le croit : la "petite retraite" hospitalière est régulièrement oubliée. La correction est simple — liquider l'IRCANTEC suffit à rétablir le cumul intégral — mais il faut d'abord s'assurer qu'aucun dépassement du plafond n'a eu lieu, sous peine de remboursement. Un audit complet de tous les régimes est indispensable avant toute décision.

3
Cas stratégique

Dr Élodie, 63 ans — liquider en 2026 ou attendre 67 ans ?

Médecin spécialiste, veut continuer à exercer à mi-temps, revenus libéraux estimés à 80 000 €/an

📅Option A : liquidation fin 2026 (63 ans) Option B : attendre 67 ans (2028)
📋 Situation
  • Carrière 100 % libérale — dossier simple
  • Veut 80 000 €/an de revenus libéraux
  • Peut atteindre le taux plein avec ses trimestres dès 63 ans
  • Se demande si la réforme 2027 la concerne
⚖️ Le dilemme
  • Option A (fin 2026) : règles actuelles, cumul intégral, 80 000 € sans réduction — mais pension moins élevée car liquidée tôt
  • Option B (67 ans) : pension plus élevée (4 ans de surcote) + cumul intégral sans limite — mais 4 ans de pension non perçue
🧮 À simuler
  • Gain de surcote sur 4 ans vs pension non perçue
  • Impact fiscal des 80 000 € selon les deux options
  • Nouveaux droits CARMF compl. accessibles à 67 ans
🧮
Recommandation Prismo

Il n'y a pas de réponse universelle — tout dépend du montant de la surcote, de la durée d'exercice envisagée et de la pression fiscale. Dans la plupart des simulations, liquider en 2026 est avantageux si l'activité dure moins de 6-8 ans ; attendre 67 ans devient préférable pour une activité longue. Seule une simulation chiffrée sur votre situation permet de trancher avec certitude.

4
Cas optimisation

Dr Jacques, 66 ans — passer en salariat après la retraite ?

Envisage des vacations en clinique privée après sa retraite, en plus d'une activité libérale réduite

🏥Activité libérale : 30 000 €/an 👔Vacations salariées : 20 000 €/an 💶Total : 50 000 €/an
📋 Situation
  • Cumul libéral + salarié simultané possible
  • Clinique = ancien employeur → délai de carence 6 mois (règles actuelles), supprimé en 2027
  • Cotisations salariées partagées 50/50 avec la clinique
⚖️ Libéral vs salariat
  • En libéral : cotisations 100 % à sa charge
  • En salarié : cotisations partagées → économie réelle sur les charges sociales
  • Mais : moins de souplesse, lien de subordination
✅ Avantages
  • Mix libéral + salarié peut réduire la charge globale de cotisations
  • Droits AGIRC-ARRCO créés sur la part salariée
  • Suppression du délai de carence à partir de 2027
💡
Recommandation Prismo

Pour un médecin avec des revenus modérés en cumul, le salariat partiel peut être plus rentable que le tout-libéral grâce au partage des cotisations. À partir de 2027, la suppression du délai de carence facilite encore ce choix. Mais l'arbitrage dépend du niveau de revenus visé, du régime fiscal et des droits à constituer. Une comparaison simulée des deux scénarios s'impose avant toute décision.

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Votre situation ressemble à l'un de ces cas ? → prismo-retraite.fr

Le cumul emploi-retraite reste une opportunité réelle pour les médecins qui souhaitent continuer à exercer tout en percevant leur pension. Mais la LFSS 2026 a profondément changé la donne pour ceux qui liquideront à partir du 1er janvier 2027 : le dispositif est désormais beaucoup moins avantageux entre 64 et 67 ans, et ne redevient pleinement libéral qu'à partir de 67 ans.

En parallèle, la CARMF ouvre une perspective positive avec l'attribution de nouveaux droits au régime complémentaire à partir de 2027 — une avancée attendue depuis des années, mais dont les contours restent à préciser.

Résultat : deux questions deviennent centrales pour chaque médecin approchant la retraite. Dois-je liquider avant le 31 décembre 2026 pour bénéficier des règles actuelles ? Ou vaut-il mieux reporter à 67 ans pour profiter du cumul intégral nouvelle génération ? Il n'y a pas de réponse universelle. Tout dépend de votre année de naissance, de votre nombre de trimestres, de votre niveau de revenus envisagé en cumul, et de vos objectifs personnels.

La meilleure stratégie ? Partir d'une analyse précise de votre propre situation, bien avant la date de liquidation envisagée.

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Vous êtes médecin libéral et vous souhaitez :

  • Savoir si vous remplissez les conditions du cumul intégral

  • Calculer ce que vous gagnerez réellement en cumulant emploi et retraite

  • Comprendre l'impact des réformes 2025-2027 sur votre situation personnelle

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