Retraite progressive : le guide complet pour les salariés et les dirigeants
Mis à jour en avril 2026. Informations vérifiées au regard du décret n° 2025-681 du 15 juillet 2025 et de la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025.
Travailler moins. Toucher une partie de sa retraite. Continuer à cotiser. La retraite progressive combine les trois. Et depuis le 1er septembre 2025, elle est accessible dès 60 ans pour tout le monde.
Pourtant, ce dispositif reste mal compris, mal calibré, et souvent mal anticipé. Les pièges sont réels : pension gelée pendant un an, surcotisation refusée par l'employeur, statut de dirigeant incompatible, calcul de pension définitive impacté. Le résultat peut être décevant si la demande n'est pas préparée.
Ce guide démonte le mécanisme en détail. Conditions d'accès, calcul, cas des dirigeants, pièges à éviter et stratégie d'optimisation.
Qu'est-ce que la retraite progressive ?
La retraite progressive est un dispositif légal qui permet de réduire son activité professionnelle tout en percevant une fraction de sa pension de retraite, de base et complémentaire. Ce n'est pas une préretraite. Ce n'est pas non plus un cumul emploi-retraite. C'est une troisième voie, pensée pour les fins de carrière en douceur.
Le principe est simple : pendant la phase de retraite progressive, vous continuez à travailler à temps réduit. Vous percevez votre salaire réduit plus une fraction de retraite provisoire. Vous continuez à cotiser. Et quand vous partez définitivement, votre pension est recalculée en intégrant les droits acquis pendant cette période.
La retraite provisoire ne peut pas être supérieure à ce que vous aurez lors du départ définitif. C'est une garantie plancher : votre pension définitive ne pourra jamais être inférieure au montant qui a servi de base au calcul de la fraction perçue.
Les conditions d'accès en 2025-2026
Trois conditions sont requises, et elles s'apprécient ensemble. L'absence de l'une d'elles bloque l'accès au dispositif.
1. L'âge minimum : 60 ans depuis le 1er septembre 2025
Depuis le 1er septembre 2025, l'âge d'accès est fixé à 60 ans pour tous les assurés, quelle que soit leur année de naissance. Avant cette date, cet âge variait entre 60 et 62 ans selon la génération. Ce changement découle de l'accord national interprofessionnel signé par le Medef, la CFDT et la CFTC en novembre 2024, transcrit par les décrets n° 2025-680 et 2025-681 du 15 juillet 2025.
Concrètement, un salarié né en 1968 qui devait attendre 62 ans peut désormais ouvrir ses droits à 60 ans. Soit quatre ans de retraite progressive potentielle avant le départ définitif à 64 ans.
2. La durée d'assurance : 150 trimestres minimum
Il faut justifier d'au moins 150 trimestres validés, tous régimes de retraite confondus. C'est 37 ans et demi de carrière. Ces trimestres incluent les trimestres cotisés, assimilés (chômage, maladie, maternité) et les majorations éventuelles. Ce seuil est inférieur aux 172 trimestres requis pour le taux plein : la retraite progressive peut donc commencer avec une décote temporaire, recalculée au départ définitif.
3. La réduction d'activité : entre 40 % et 80 % d'un temps plein
Pour les salariés, la quotité de travail doit se situer entre 40 % et 80 % du temps plein légal ou conventionnel. En dessous de 40 %, la retraite progressive est suspendue. Au-dessus de 80 %, elle est également suspendue. La fraction de pension est égale à 100 % moins la quotité de travail. À 60 % d'activité, vous percevez 40 % de votre pension provisoire.
Pour les salariés au forfait jours, la règle est la même en pourcentage, mais le nombre de jours travaillés doit se situer entre 87 et 174 jours par an (base de référence : 218 jours). Pour les fonctionnaires, la fourchette est de 50 % à 90 %.
Qui peut en bénéficier ? Et qui en est exclu ?
La réforme de 2023 a considérablement élargi le périmètre du dispositif.
Qui peut en bénéficier ?
Depuis le 1er septembre 2023, le dispositif est ouvert à :
les salariés du secteur privé (y compris ceux en forfait jours, multi-employeurs, assistants maternels, aides à domicile) ;
les fonctionnaires de catégorie sédentaire (fonctions publiques d'État, territoriale et hospitalière) ;
les agents des régimes spéciaux (SNCF, EDF, RATP, Banque de France...) ;
les professions libérales (médecins, avocats, notaires, architectes, experts-comptables, pharmaciens...) depuis le 1er janvier 2024 ;
les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, agriculteurs) ;
les mandataires sociaux assimilés salariés (présidents de SAS/SASU, gérants minoritaires ou égalitaires de SARL) depuis le 1er janvier 2022.
Qui en est exclu ?
Certaines situations ou statuts restent incompatibles :
les VRP (voyageurs représentants placiers), sauf si la durée de travail à temps partiel est justifiable ;
les dirigeants de sociétés commerciales sans mandat social (gérants majoritaires de SARL non assimilés salariés, dans certaines configurations) ;
les artisans taxis en assurance volontaire ;
les personnes bénéficiant d'une préretraite légale ou conventionnelle (sauf droits acquis avant le 27 décembre 2023) ;
les salariés dont l'indemnité de départ à la retraite est utilisée pour maintenir leur rémunération dans le cadre du temps partiel (loi du 24 octobre 2025).
Le cas particulier des dirigeants d'entreprise
Pour les dirigeants, la retraite progressive fonctionne selon une logique différente : pas de notion de temps de travail exprimé en heures, mais une baisse de rémunération. C'est plus souple en apparence. C'est aussi plus complexe à calibrer.
Les mandataires sociaux assimilés salariés (SAS, SASU, SARL minoritaire)
Depuis le 1er janvier 2022, les présidents de SAS, présidents de SASU et gérants minoritaires ou égalitaires de SARL peuvent accéder à la retraite progressive, même sans contrat de travail. Ils relèvent du régime général (CNAV) et de l'Agirc-Arrco.
Les conditions spécifiques :
avoir 60 ans et 150 trimestres validés ;
exercer son mandat à titre exclusif (pas d'autre activité salariée ou non salariée) ;
percevoir une rémunération de mandat d'au moins 40 % du SMIC brut (soit environ 8 751 euros bruts en 2026, appréciés sur l'avant-dernière année civile) ;
réduire sa rémunération de mandat entre 20 % et 60 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années.
La fraction de pension versée correspond à la réduction de rémunération. Si le dirigeant réduit sa rémunération de 40 %, il perçoit 40 % de sa retraite provisoire. Les dividendes ne sont pas pris en compte dans ce calcul : seule la rémunération soumise à cotisations sociales compte.
Un point d'attention important : la CNAV et les CARSAT rencontrent encore des difficultés pratiques à traiter ces dossiers. Certains présidents de SAS rapportent des refus ou des blocages administratifs. L'accompagnement par un expert est souvent nécessaire pour constituer un dossier solide.
Les travailleurs non-salariés (gérants majoritaires, entrepreneurs individuels)
Les gérants majoritaires de SARL et les associés uniques d'EURL relevant du régime des indépendants peuvent aussi accéder à la retraite progressive. La condition est identique : réduire leurs revenus professionnels de 20 % à 60 % par rapport à la moyenne des 5 années précédentes, avec un revenu maintenu entre 40 % et 80 % de cette moyenne.
La pension provisoire est révisée chaque année au 1er juillet, sur la base des revenus de l'année N-2. Ce décalage peut créer des surprises, dans un sens comme dans l'autre.
Comment est calculée la pension progressive ?
La pension perçue pendant la retraite progressive est une fraction provisoire de la pension à laquelle vous auriez droit au moment de votre demande. Elle est calculée sur vos droits acquis à la date d'entrée dans le dispositif, pas sur vos droits au moment du départ définitif.
La formule de base pour les salariés
Fraction de pension = 100 % - quotité de travail à temps partiel.
Exemple concret : un salarié travaille à 65 % de son temps normal. Sa quotité est de 65 %. Il perçoit donc 35 % de sa retraite provisoire. Si cette retraite provisoire est estimée à 1 800 euros, il touche 630 euros par mois en complément de son salaire à 65 %.
Ce montant est révisé si la quotité de travail change. La révision prend effet le premier jour du mois civil suivant le changement.
Le piège du gel pendant la première année
Le montant de la pension progressive est figé pendant un an à compter de l'entrée dans le dispositif. Si vous réduisez encore votre temps de travail dans les 12 premiers mois, la pension ne s'adapte pas immédiatement. Ce gel peut jouer en votre défaveur si vous souhaitez accélérer la réduction d'activité en début de période.
La retraite définitive : un recalcul complet
Quand vous demandez votre retraite définitive, votre pension est recalculée en intégrant tous les droits acquis pendant la période de retraite progressive. Les trimestres validés à temps partiel comptent. Les points Agirc-Arrco acquis à temps partiel comptent. Et la pension définitive ne peut pas être inférieure à celle qui a servi de base au calcul de la fraction provisoire : garantie plancher.
En revanche, sans surcotisation, les droits acquis à temps partiel sont proportionnels au temps travaillé. Ce qui peut peser sur la pension définitive si la période de retraite progressive est longue.
La surcotisation : le levier souvent négligé
La surcotisation permet de cotiser à la retraite sur la base d'un salaire à temps plein, même en travaillant à temps partiel. Résultat : vous accumulez des droits comme si vous étiez à 100 %, alors que vous travaillez moins. Votre pension définitive en bénéficie directement.
Elle s'applique au régime de base (CNAV) et à la complémentaire (Agirc-Arrco). Mais elle nécessite l'accord écrit de l'employeur, qui n'est pas obligé d'accepter. Raison : la surcotisation augmente les cotisations patronales. C'est un point de négociation à anticiper avant de formaliser la demande.
Obtenir l'accord pour le régime de base ne garantit pas automatiquement l'accord pour l'Agirc-Arrco. Les deux doivent être négociés séparément. Et l'inverse n'est pas possible : on ne peut pas surcotiser uniquement en complémentaire.
Pour un salarié qui entre en retraite progressive à 60 ans et part définitivement à 64 ans, quatre années de surcotisation peuvent représenter une différence significative sur la pension finale, notamment sur les points Agirc-Arrco accumulés.
Les cinq pièges les plus fréquents
Piège n° 1 : ne pas vérifier son relevé de trimestres avant de demander
La condition des 150 trimestres semble simple. Elle peut cacher des trous de carrière, des trimestres mal enregistrés, des périodes d'activité à l'étranger non intégrées. Un relevé de carrière erroné peut retarder l'entrée dans le dispositif ou conduire à une pension provisoire sous-évaluée.
Piège n° 2 : revenir à temps plein en cours de dispositif
Un retour à temps plein, même temporaire, entraîne la suppression définitive de la retraite progressive. Ce n'est pas une suspension. C'est une fin. Vous ne pourrez plus jamais redemander ce dispositif. Un arrêt maladie nécessite une attention particulière : si vous décidez pendant ce congé de passer à temps plein pour toucher une rémunération complète, vous perdez définitivement le droit à la retraite progressive.
Piège n° 3 : sous-estimer l'impact sur la pension définitive sans surcotisation
Travailler à 50 % réduit mécaniquement les cotisations. Moins de cotisations signifie moins de points Agirc-Arrco et un salaire de référence potentiellement plus bas pour les 25 meilleures années. Si la surcotisation n'est pas obtenue, l'impact peut être sensible sur la pension définitive, surtout si la période de retraite progressive dure 3 à 4 ans.
Piège n° 4 : exercer une activité parallèle non compatible
Un salarié en retraite progressive ne peut pas exercer d'activité indépendante en parallèle. Pour les dirigeants, le mandat doit être exclusif. Toute activité supplémentaire, même marginale, peut invalider le dispositif.
Piège n° 5 : penser que l'employeur ne peut pas refuser
L'employeur a toujours la possibilité de refuser le passage à temps partiel si la durée souhaitée est incompatible avec l'activité économique de l'entreprise. Depuis la loi du 24 octobre 2025, le refus doit être motivé. Mais il reste possible. En l'absence de réponse dans les deux mois suivant la demande par lettre recommandée avec accusé de réception, l'accord est réputé acquis.
Comment faire la demande ?
La démarche se déroule en deux temps : l'accord de l'employeur d'abord, la demande auprès des caisses ensuite.
Étape 1 : obtenir l'accord de l'employeur
La demande s'adresse à l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception. L'employeur dispose de deux mois pour répondre. Passé ce délai sans réponse, l'accord est tacitement acquis. Si l'employeur refuse, il doit depuis la loi du 24 octobre 2025 motiver son refus par l'incompatibilité de la durée souhaitée avec l'activité économique de l'entreprise.
Si vous êtes déjà à temps partiel entre 40 % et 80 % du temps plein, vous n'avez pas besoin d'obtenir cet accord. Une simple attestation de l'employeur suffit.
Étape 2 : déposer la demande auprès des caisses
Depuis 2025, il est possible de faire une demande unique sur le site Info Retraite (moncompte.info-retraite.fr), dans la section "Mes démarches / Demander ma retraite progressive". Cette demande unique est transmise à l'ensemble des caisses auprès desquelles vous avez des droits (CNAV, Agirc-Arrco, MSA, CNAVPL...). Il faut joindre l'attestation de l'employeur.
La demande doit être déposée au plus tôt 5 mois avant la date d'effet souhaitée.
Attention : quand viendra le départ définitif à la retraite, une seconde demande sera nécessaire. La retraite progressive ne se transforme pas automatiquement en retraite définitive.
Retraite progressive : pour qui est-ce vraiment intéressant ?
Le dispositif n'est pas universel. Certains profils en tirent un bénéfice réel. D'autres feraient mieux de l'éviter ou de le combiner avec d'autres outils.
Profil 1 : le salarié qui n'a pas encore ses trimestres au taux plein à 60 ans
La retraite progressive lui permet de continuer à cotiser pour combler ses trimestres manquants tout en réduisant son rythme. À la liquidation définitive, il bénéficiera du taux plein ou d'une décote réduite. C'est souvent le profil le plus gagnant.
Profil 2 : le cadre dirigeant qui anticipe sa transmission
La retraite progressive peut accompagner une phase de tutorat ou de passage de relais. Le dirigeant réduit sa rémunération de mandat progressivement sur 3 à 4 ans, tout en percevant une fraction de pension. La transmission est facilitée, et la pension définitive est souvent améliorée par les cotisations supplémentaires accumulées.
Profil 3 : le salarié déjà à temps partiel
Un salarié déjà en temps partiel entre 40 % et 80 % du temps plein peut basculer en retraite progressive sans demande à l'employeur. Il complète simplement son salaire réduit avec une fraction de pension. C'est souvent méconnu, et c'est pourtant l'une des configurations les plus simples à activer.
Profil 4 : le professionnel libéral avec revenus hauts
Pour les professions libérales, la réduction des revenus professionnels de 20 % à 60 % doit être réelle et documentée. La pension provisoire sera versée par leur caisse autonome (CARMF pour les médecins, CNBF pour les avocats, CIPAV...). Le calcul dépend des règles propres à chaque caisse. Une analyse au cas par cas est indispensable.
Les questions à se poser avant de prendre une décision
Retraite progressive ou cumul emploi-retraite : quelle différence ?
Dans le cumul emploi-retraite, vous avez d'abord liquidé votre retraite définitivement, puis vous reprenez une activité. Les droits ne progressent plus (sauf cas particuliers après 2023). Dans la retraite progressive, la liquidation est provisoire et les droits continuent de s'accumuler. La retraite progressive est donc plus avantageuse si vous n'avez pas encore tous vos trimestres ou si votre situation peut encore progresser.
Peut-on bénéficier de la retraite progressive dans plusieurs régimes en même temps ?
Oui. Si vous avez cotisé à plusieurs régimes (par exemple régime général et MSA, ou régime général et CNAVPL), la demande unique couvre tous vos régimes. La pension provisoire est calculée par chaque caisse sur vos droits respectifs, et toutes les fractions sont versées en même temps.
Que se passe-t-il si l'employeur change ou si je change d'entreprise ?
Toute rupture du contrat de travail (fin de CDD, démission, rupture conventionnelle, licenciement, départ à la retraite) entraîne l'arrêt de la retraite progressive. Si vous retrouvez une activité à temps partiel dans les bonnes proportions, vous pouvez déposer une nouvelle demande.
La pension progressive est-elle imposable ?
Oui. La fraction de pension versée dans le cadre de la retraite progressive est soumise à l'impôt sur le revenu, dans les mêmes conditions que les pensions de retraite classiques. Elle bénéficie de l'abattement de 10 % applicable aux pensions. Votre revenu d'activité réduit reste quant à lui imposé comme un salaire.
FAQ : retraite progressive en 2025-2026
À quel âge peut-on demander la retraite progressive en 2026 ?
Depuis le 1er septembre 2025, l'âge d'accès est fixé à 60 ans pour tous les assurés, quelle que soit leur année de naissance. Il faut par ailleurs justifier d'au moins 150 trimestres validés.
Mon employeur peut-il refuser ma demande de retraite progressive ?
Oui, l'employeur peut refuser si la durée de travail souhaitée est incompatible avec l'activité économique de l'entreprise. Depuis la loi du 24 octobre 2025, ce refus doit être motivé. En l'absence de réponse dans les deux mois, l'accord est tacitement acquis.
La retraite progressive réduit-elle ma pension définitive ?
Pas nécessairement. La pension définitive est recalculée en intégrant les droits acquis pendant la période de retraite progressive. Elle ne peut pas être inférieure au montant provisoire qui a servi de base au calcul. Si vous surcotisez avec l'accord de l'employeur, votre pension peut même être identique à ce qu'elle aurait été sans réduction d'activité.
Un président de SAS peut-il bénéficier de la retraite progressive ?
Oui, depuis le 1er janvier 2022. Les présidents de SAS et de SASU assimilés salariés (avec rémunération de mandat) peuvent accéder à la retraite progressive. La condition principale est de réduire la rémunération de mandat entre 20 % et 60 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années, avec un mandat exercé à titre exclusif.
Puis-je changer ma quotité de travail en cours de retraite progressive ?
Oui. Vous pouvez modifier votre quotité de travail en cours de dispositif, sous réserve qu'elle reste entre 40 % et 80 % du temps plein (ou 50-90 % pour les fonctionnaires). Le nouveau montant de pension est révisé au premier jour du mois civil suivant. La modification doit être déclarée à votre CARSAT.
Un salarié déjà à temps partiel peut-il demander la retraite progressive ?
Oui, et sans demande à l'employeur si la quotité de travail est déjà comprise entre 40 % et 80 %. Une attestation de l'employeur suffit. C'est une des configurations les plus simples pour accéder au dispositif.
Que se passe-t-il si je repasse à temps plein pendant la retraite progressive ?
Le dispositif est supprimé définitivement. Vous ne pouvez plus en bénéficier, même si vous repassez ensuite à temps partiel. Cette règle vaut aussi pour certains arrêts maladie si vous décidez de bénéficier d'une rémunération à temps plein pendant le congé.
Combien de temps à l'avance faut-il déposer sa demande ?
La demande de retraite progressive doit être déposée au plus tôt 5 mois avant la date d'effet souhaitée. Il faut d'abord obtenir l'accord de l'employeur (2 mois de délai), puis déposer la demande auprès des caisses via Info Retraite.
Sources légales
Décret n° 2025-681 du 15 juillet 2025 fixant l'âge d'ouverture du droit à la retraite progressive à soixante ans. Loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 portant transposition des accords nationaux interprofessionnels. Code de la sécurité sociale, articles L161-22-1-5 à L161-22-1-9 et R161-19-5 à R161-19-11. Accord national interprofessionnel du 14 novembre 2024 sur l'emploi des salariés expérimentés. Loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023 de financement de la sécurité sociale pour 2024. Loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale.